Auteur : Kevin Bonneville

  • Les lecteurs – Les gens de l’ombre

    Les lecteurs – Les gens de l’ombre

    Je ne peux pas dire que d’affirmer que les auteurs écrivent pour eux-mêmes d’abord et avant tout est un mensonge. C’est une façon de dire que les auteurs écrivent le genre d’histoire qu’ils veulent lire.

    Par contre, si c’est vraiment que pour eux que les livres sont publiés, ils ne sont trouveront pas sur les tablettes des librairies ou en vente sur des sites en lignes. (Je dis ça en tout respect) La grande majorité des auteurs veulent partager les univers qu’ils écrivent. Ils veulent partager avec vous leurs personnages avec tout le charisme et leur personnalité qui les accompagnent.

    Pour conclure cette série des gens de l’ombre, je rends hommage aux gens qui sont ceux qui bouclent la boucle. Ceux pour qui, en premier lieu, les écrivains se livrent un peu, beaucoup, de leur être. C’est-à-dire : vous, les lecteurs.

    Oui, si un univers livresque perdure ou si un auteur publie de plus en plus de livres c’est bien grâce à vous. En sachant qu’il se trouve une ou plusieurs personnes qui accompagnent nos personnages et qui s’immergent dans un univers parallèle au leur, fais un bien fou. Je dirais même plus, on se sent encore moins seul et pas juger du tout lorsque nous tapons les lignes.

    Il n’y a pas deux lecteurs pareils. Il y en a autant qu’il peut avoir de genre de littérature. Moi-même, dans mon entourage je peux compter autant de liseurs qu’il y a de style de livre; et c’est ça qui est beau. Le monde de la littérature est tellement vaste et ouvert à tout le monde que nous nous trouvons tous. Vos appréciations, vos commentaires constructifs, vos recommandations à d’autres lecteurs, vous rencontrer pendant un salon du livre ou juste un message disant que vous vous êtes procuré une copie de notre œuvre, nous fait passer une bonne journée.

    Au nom de tous les écrivains du monde, peu importe le genre, je vous dis merci. Je l’ai fait lors de ma dernière vidéo et je continuerai à tout jamais, je crois. Tant et aussi longtemps que j’écrirais, je le dirais. J’aimerais écrire plus, mais les mots me manquent et je trouvais important de le mentionner. D’ailleurs, le concept de « Les gens de l’ombre » était pour remercier les lecteurs.

    Donc, pour résumer, un auteur vous fait certes voyager, mais vous en êtes la cause première. C’est pour vous qu’on écrit… après nous-mêmes, mais c’est les lecteurs qui comptent d’abord.

    Peu importe ce que vous lisez, lisez bien et parlez-en.

  • Ma première fois… dans un salon du livre

    Ma première fois… dans un salon du livre

    Kling, blang! (Ça c’est le son d’une glace qui se brise) Pour avoir lu beaucoup sur être écrivain, faire acte de présence lors des salons de livre est un évènement indispensable. Ça permet, bien entendu, de vendre des copies de nos romans, mais surtout, ça permet de rencontrer des lecteurs et d’autres auteurs et autrices. Comment cette journée s’est passée pour moi? J’y arrive.

    J’ai rejoint, il y a peu, un groupe pour amateur de roman noir, horreur et policier. Les livres d’Audrey (et mon prochain roman) font partie du genre policier. À peine une semaine après mon admission à ce groupe, les administrateurs annoncent un salon du livre extérieur se déroulant sur le terrain d’une cabane à sucre à Sainte-Anne-des-Plaines. Et bien pourquoi pas? Sans dénigrer la journée, j’ai pris cette occasion comme le moment parfait pour briser la glace et bien me préparer pour des salons du livre plus imposant.

    Bien que j’appréhendais avec du positif ce samedi, j’ai été nerveux la veille. Les nouvelles expériences donnent ça, par moment. Je me suis réveillé à temps, j’ai bien déjeuné et je n’ai rien oublié. En arrivant sur place, ma nervosité avait disparu. La bienveillance et la facilité d’approche des organisateurs me faisaient l’impression de faire déjà partie du groupe depuis longtemps et que ce salon du livre n’était pas mon premier. Me laissant le choix de mon emplacement, je partais donc à la recherche d’un demi-kiosque à partager avec un autre auteur. Le hasard (ou pas) faisant que je tombe sur Mikael Archambault. Un nom que je connaissais, pas pour avoir déjà lu l’une de ses œuvres, mais parce que nous avons un ami en commun qui m’a parlé de ses livres. Sa demi-table était libre, je m’y installai donc.

    Le salon durait 5 heures. De 10 h à 15 h. Je ne me souviens pas d’avoir passé une journée ayant passé aussi vite! Chaque arrêt que les lecteurs et lectrices faisaient devant Audrey, qu’ils partent avec une copie ou non, fut une joie. Plus les minutes passaient, plus une complicité se formait avec Mikael. Entre deux ventes de livres, nous échangions sur l’autoédition (moi) et l’édition traditionnelle (lui). Ma copine qui m’accompagnait ne s’est pas sentie du tout mise de côté, elle participait à nos discussions entre deux promenades aux tables des autres auteurs. Tout comme moi, elle est repartie avec deux livres. Je me souviens d’une lectrice m’ayant demandé si j’avais le tome 2 d’Audrey de prêt. Elle a pris la peine d’aller sur mon site Internet pour s’y informer à propos de mes livres. Vraiment, ce genre de journée est magique pour tout le monde. Les témoignages des auteurs et autrices sur le groupe le prouvent.

    Si je peux me permettre des conseils aux auteurs voulant tenter l’expérience des salons, voici ce que je retiens :

    • Important, apporter de l’eau.
    • Garder un objectif de vente modeste équivalent à l’importance du public du salon auquel vous participez. Il y a autant de différents lecteurs que de style de lecture. Ne l’oubliez pas!
    • Apportez quelque chose à grignoter ou votre propre repas. Il se peut que vous manquiez de temps pour quitter votre table. J’ai été chanceux, ma copine pouvait prendre la relève si je devais m’absenter.
    • Présentez des images ou objets reliés aux univers de vos livres pour attirer l’attention et mieux présenter vos histoires.
    • Une feuille avec votre nom dessus peut permettre à ceux qui vous cherchent de vous trouver facilement.
    • Si possible, faites imprimer des signets fessant office de carte d’affaires que même ceux qui n’achètent pas votre livre peuvent apporter avec eux. C’est une façon de planter une graine chez les collectionneurs de marque-pages pour vos œuvres.
    • Amusez-vous! Ce n’est que de l’amour dans ces lieux, apporter votre bonne humeur.

    Voilà ce que je retiens de cette première expérience. Je retourne au montage de ma prochaine vidéo.

  • Avant l’écriture, quelle ambition avais-je?

    Avant l’écriture, quelle ambition avais-je?

    Tout d’abord, aie aie aie, un mois depuis mon dernier billet… La révision prend beaucoup de temps. Lecture, correction, rajout, retrait, retrait, rajout, relire… et le travail avec l’éditrice n’est pas encore commencé. Je ne néglige pas ma nouvelle relation amoureuse non plus. Le tout nouveau, tout beau, je veux qu’il continue.

    Donc, vous comprendrez le délai important. Ceci dit, je vous dois d’être plus présent quand même.

    Sujet principal : Je pourrais mettre fin à ce billet en vous disant qu’avant d’écrire, je me suis toujours considéré comme étant un créateur. Écrire c’est créer, donc j’ai toujours eu cette ambition. « roll credits »

    Plus sérieusement, le mode de création varie énormément. On peut énumérer les différentes formes d’art. Avant l’écriture de livre, j’ai travaillé comme un forcené pour devenir réalisateur et scénariste. Déjà, l’écriture « papier » faisait déjà partie de ma vie. Pourquoi la réalisation? Donner vie à un univers et raconter l’histoire pour des cinéphiles et fans de séries télévisées, c’est ça que je voulais faire. Je m’étais même trouvé un nom d’artiste. Kyle Bonn.

    Pourquoi être réalisateur n’a pas débouché? C’est compliqué, mais je vous promets de vous en parler plus tard. Bien que j’ai désenchanté de cette forme d’art, je ne dis pas « non » à retourner derrière la caméra. Ça sera dit dans un prochain billet.

    Vous avez sans doute vu passer la vidéo de la séance de photo sur le personnage d’Audrey. Le montage et la réalisation est de moi. Pour cause de droit et entente avec les différents acteurs, je ne peux pas tout vous montrer ce que j’ai fait. Mais parmi ceux dont je peux vous montrer il y a un défi Kino. Un défi donné avec un thème et une limite de temps à chaque mois par la communauté Kino. Celui que vous allez voir a pour thème « Entre deux prises ». Il montre un des moments qu’un réalisateur et réalisatrice peut vivre. J’ai vécu ce genre de moment et ça te gâche le plaisir de tourner.

    Ça n’arrive pas avec des personnages sur papier, du moins pas comme ça.

  • Une leçon tirée d’une injustice

    Une leçon tirée d’une injustice

    Bon début de semaine à vous, lectrices et lecteurs.

    Je souhaite sincèrement que votre week-end ait été aussi bon que le mien. Sinon, ça sera la prochaine. À l’opposé du sentiment de bien être que le beau temps et le retour à la «normale» donnent à la majorité des habitants du Québec, une des journées de ma vie que je vous raconte peut paraître injuste, choquante ou même scandaleuse pour certains. Ça reste très subjectif.

    Il y a prêt de dix ans, je roulais ma bosse tranquillement, me remettant de mes tristes 25 ans. Une année très douloureuse pour moi. J’étais employé dans l’un des magasins d’une célèbre chaîne de supermarché, me retrouvant avec pas grand-chose pour moi, sauf l’avenir que je devais façonnait de mes mains. Étant bien entouré et ayant réglé quelques comptes avec des personnes, je gravis une à une les échelons du magasin par ma bonne volonté et mon bon travail. Mon attitude s’en trouva plus combative et déterminée.

    Un jour, alors que je souriais en travaillant sur un poste que plusieurs convoitaient, mais que j’ai eu, la codirectrice vient me trouver pour me proposer un poste plus permanent, plus important et de mon point de vue, plus prestigieux. Cet évènement tombait à point puisque j’avais encore du mal à me remettre de ma peine d’amour récente. Un vote de confiance qui fait du bien, surtout à la confiance en moi. Un mois plus tard, on me présentait à ma collègue (qu’on appellera Julie pour éviter de créer des conflits). Cette dernière me forme à la tâche importante pour laquelle je me suis engagé et j’en comprends l’importance et les rouages. Je développai également une bonne complicité avec Julie. Tout va bien pendant six ou huit mois. Une fois cette période passée, Julie commence à être de plus en plus absente… Non désolé, je reprends. Elle commençait à avoir des maux de tête et de cœurs qui tombaient toujours lors de la journée la plus occupée… mouain… Résultat : je me tapais ce travail très souvent seul. J’arrivais, à force d’astuce et d’adaptation et un peu de bénévolat, à arriver au bout de la tâche. Je faisais ce que je devais faire.

    Malgré mes bons points et mon bon travail, que je faisais de plus en plus seul, la codirectrice me trouvait des failles dans mon travail et des baisses dans ma motivation. C’étaient des reproches tout à fait gratuits et injustifiés. À chaque fois, je revirais la situation de bord et je me permettais même de souligner les exagérations des pauvres arguments de la co-patronne qui semblait mettre les gérants de son côté tranquillement pas vite. Mon attitude combative résistait, ma motivation grandissait, mais ma confiance en moi diminua quelque peu. Je me posais la question à savoir si finalement, je faisais mon travail moins bien que je le croyais. Devrais-je faire mon deuil de ce poste que je trouvais prestigieux pour retourner sur l’échelon d’en dessous? Dieu merci, une petite équipe d’élite formée de différents employés de la chaîne passa par mon magasin et remarqua mon dévouement. Un mois plus tard, j’ai pu rejoindre une formidable équipe pour de belles années de travail laissant en arrière de moi les doutes qui commencèrent à me gruger l’esprit. Bien entendu, cette codirectrice ne croyait pas à mon avenir dans cette équipe… J’ai bien su lui faire ravaler ses couleuvres.

    Pourquoi est-ce que je vous raconte cette période de ma vie? Où est l’injustice et le scandale dont je parlais?

    Tout ça n’était qu’une mise en contexte. L’injustice que j’ai subie était bien la médisance de la part de la patronne. Ce que je n’ai pas précisé c’est que ma collègue Julie est homosexuelle. N’étant pas homophobe du tout, ce point n’a pas fait de vague d’aucune façon pour moi. Même que nous vantions les allures de quelques collègues ensemble. Rien de grossier ni méchant. Seulement des commentaires polis; je vous jure. Nous étions de bons complices, je le rappelle. Le fait que Julie soit aux femmes est important dans l’histoire puisque la codirectrice l’est aussi. Elle ne s’en est jamais caché, la photo de sa partenaire de vie (du moins à l’époque) prônait fièrement sur son bureau.

    Lors d’une de mes visites obligatoires dans ce magasin, question de garder mon ancienneté bien à jour, je croisai Julie et j’appris lors de notre conversation que la codirectrice était partie révéler de nouveaux défis ailleurs dans la province. Phrase passe-partout qui veut souvent dire qu’elle n’a pas eu le choix de se trouver un autre emploi. Avant même que je puisse lui partager le fait qu’elle cassait du sucre sur mon dos, elle m’avoua, fière d’elle, qu’elle avait vécu une idylle avec la patronne. En gros, elle a été, pendant près d’un an, sa maîtresse. Elles se voyaient dans le dos de la copine de la codirectrice.

    Avant de comprendre pourquoi la patronne me prenait en grippe moi, et non celle de nous deux qui manquait le travail comme bon lui semblait; ce qui me choquait en premier lieu c’est l’infidélité qu’elle faisait subir à sa petite amie. Le choc subit, j’oubliai la codirectrice, sa copine, le travail et tout le reste assez vite.

    Je me suis rappelé cette histoire pendant que j’écoutais un podcast (La Soirée est (encore) Jeune) dans lequel Pierre Lebeau raconta que son look bum (manteau de cuir et moto) lui a fait avoir un avertissement de la part de la directrice d’une école de théâtre et que six mois plus tard, il lui faisait des lifts. La codirectrice pilotait une motocyclette; d’où le pourquoi du souvenir revenu. Aujourd’hui ce qui me choque, ce n’est pas l’infidélité, c’est que cette idylle a fait passer l’irresponsabilité de Julie sur mon dos. Pour éviter qu’on la réprimande, j’imagine. J’ai presque hurlé de rage pour l’injustice subite. J’ai rebaptisé la codirectrice pendant dix secondes consécutives et je me suis même demandé si elle aurait été un codirecteur, les conséquences auraient-ils été pires.

    Finalement, je me suis calmé assez rapidement en réalisant que malgré cette injustice (oui, je trouve que c’en ait une pour tous ceux qui vive cette situation) j’ai toujours continué à bien travailler et à garder le moral. J’ai aussi gardé ma combativité en tenant mon bout devant un gérant me demandant d’en faire plus, même s’il savait que j’étais seul pour un travail qui devait se faire à deux personnes. Et cet acharnement de ma part m’a valu de travailler dans le meilleur travail que je n’ai jamais fait. Après être auteur, bien sûr. Je vous parlerais de cette aventure plus tard. Soit ici ou dans un roman.

    La morale de cette histoire : j’ai appris que nos accomplissements ne sont pas forcément ceux que l’on croit ou ceux que l’on veut. Malgré cette petite campagne de salissage et le manque de confiance en moi pour l’équipe d’élite (un travail que même les directeurs de magasin voulaient faire) je suis resté trois ans à ce poste avec des gens content de travailler avec moi. Cette période d’injustice m’a permis de mieux m’exprimer au travail, de ne plus douter de moi et de ma façon de faire et surtout de me donner la chance d’essayer. D’abord et avant tout, de choisir mes combats. Dans mon travail actuel, j’ai vécu une autre injustice. Cette fois, j’ai dénoncé le méfait. Le processus terminé n’a pas obtenu le résultat que j’espérai, mais qu’importe. Le problème a été connu et le responsable se tient maintenant très carré. Moi? Je suis retourné à mon ancien poste avec quand même un sentiment de tâche accompli et la confiance zéro affecté.

    Pour le cas de la codirectrice ayant colporté sur mon cas, ce billet lui donne la dernière attention que je peux lui porter.

    Peu importe ce que vous lisez, je vous souhaite une bonne lecture.

  • Ça sent la coupe

    Ça sent la coupe

    Quel excellent timing de parler de ce film et de ce livre!

    Tout d’abord, qu’est-ce que c’est? C’est l’histoire de Matthieu (livre) ou de Max (film), selon le média que vous prenez, est un fanatique de hockey et surtout du Canadiens de Montréal. Il ne manque aucune partie, c’est une véritable religion. Il organise souvent des réunions avec ses amis pour regarder les parties de ses glorieux et bien souvent au grand malheur de sa copine Julie. On suit sa grande palette d’émotions, les péripéties de ses amis et les siens durant la saison de hockey, une saison mémorable, de l’équipe de hockey professionnelle de Montréal.

    Mon histoire avec ce film :

    Je ne sais pas trop par où commencer. J’en avais beaucoup entendu parler à tort comme d’un bon film de hockey. Ce n’est pas un film de hockey, c’est une comédie dramatique sur un gars qui tripe fort sur le hockey. Il y a une énorme différence. Je dis « drame » puisque le personnage principal fuit le deuil de ses parents en maintenant en vie artificiellement le magasin de collection de son père. Il néglige sa copine en suivant la saison 2011-2012 du CH. Au moment d’écrire ces lignes, il s’agit de la dernière bonne saison de l’équipe, séries éliminatoires incluses. Durant cette année, Max doit apprendre le lâcher-prise et l’acceptation de la disparition de ses parents tout en essayant de reconquérir son ex-copine. Louis-José Houde donne une prestation très touchante et étonnante. Très loin de ce qu’il nous donne d’habitude.

    Toute personne ayant vécu un deuil se reconnaîtra dans le personnage principal de ce film. C’est probablement pour ça que je l’ai aimé tant que ça… je vous raconterai cette période une autre fois.

    Et le livre, lui?

    Le roman n’est ni bon ni mauvais. On reconnaît facilement les situations et les personnages dans ce qui est un journal intime. Les parents sont en vie. Le personnage en fait référence lors de quelques passages. Cet évènement m’a manqué pendant ma lecture et le personnage m’a paru moins attachant. Cependant, avoir lu le livre avant d’avoir vu le film, ça ne m’aurait pas été enlevé l’envie de voir le long métrage. Tout de même, je recommande chaudement le film au livre.

    Je parlais du timing de cet article pour deux raisons : le Canadien de Montréal est en train de revivre en série éliminatoire de la saison 2020-2021 et la fête des Pères s’en vient mi-juin et le film est dédié à nos pères.

  • Les représentants et/ou agent

    Les représentants et/ou agent

    Quand je dis représentants ou agents, je parle en terme non officiel, bien entendu. Ces gens sont souvent les amis et la famille. Ils parlent du livre, partagent les publications, le vantent à tous et à chacun. C’est normal; non seulement ils veulent qu’un auteur qu’ils connaissent, surtout autoédité, réussisse, mais ils sont tellement fiers.

    Mes représentants/agents sont mes parents. J’en profite pour les remercier publiquement ici. J’en profite également pour dire, à vous, lecteurs, que non seulement ils m’ont donné la vie, un toit, une éducation ainsi que de bonnes valeurs, mais ils m’aident en me donnant de la visibilité.

    Mon père est un lecteur de biographie. Il n’a jamais été attiré par le genre du roman de fiction. Cependant, tout comme bon père qui se respecte, il a jeté un œil à Audrey et il s’est surpris de l’avoir terminé assez rapidement. Il me donnait ses impressions et me résumait ses passages préférés. Le tout avec un sourire en coin et une petite étoile dans les yeux. Ce fut la preuve qu’il l’avait bel et bien lu. (Bien que je n’aie jamais douté de sa parole) Mon paternel me propose des personnes à qui faire lire le roman pour augmenter la visibilité de ce dernier et fait de la publicité autour de lui. Allant même à imprimer des affiches pour annoncer la vente dans son immeuble à condominiums. Il a également fait des démarches pour le lancement du tome 2 dans une librairie. Étant donné la situation de la Covid-19, un lancement était extrêmement compliqué pour le premier tome.

    Depuis aussi longtemps que je me souvienne, ma mère a toujours lu. Du simple poème aux briques de 1000 pages, du simple essai psychologique au roman épique de dix tomes. Cependant, petit souci à la sortie de Audrey. Ma maman voulait attendre la version numérique. Je n’ai pas pris cela comme un affront; à chacun ses préférences. Malgré tout, elle n’a pas attendu de le lire pour me référer pour ma première entrevue parue dans un journal. À la suite des commentaires commençant à paraitre sur les réseaux sociaux, la curiosité la piqua et elle se prévit un moment pour lire « La Genèse d’une tueuse à gages ». Ça lui a pris une journée et demie. Pendant une semaine, elle partagea, avec ceux l’ayant déjà lu, ses passages préférés, les hypothèses qu’elle avait, ses surprises et avec moi, des idées pour les tomes à venir. Et pas que! Elle me propose également d’élargir mes horizons et prévoir mon avenir avec des propositions.

    J’ai l’impression que ma reconnaissance ne sera jamais assez grande et que jamais je ne pourrais leur dire assez de fois le mot «Merci». Mais comme dit mon père très souvent : «Tu le mérites!».

    Bon début de semaine tout le monde. Peu importe votre lecture, lisez bien et parlez-en !