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  • Wonder Boys – Du Film au Livre # 05

    Wonder Boys – Du Film au Livre # 05

    Presque un an après le dernier « Film au livre » voici le prochain. La chronique est maintenant en vidéo.

    Avez-vous vue ce film?

    Bon visionnement

  • Ça sent la coupe

    Ça sent la coupe

    Quel excellent timing de parler de ce film et de ce livre!

    Tout d’abord, qu’est-ce que c’est? C’est l’histoire de Matthieu (livre) ou de Max (film), selon le média que vous prenez, est un fanatique de hockey et surtout du Canadiens de Montréal. Il ne manque aucune partie, c’est une véritable religion. Il organise souvent des réunions avec ses amis pour regarder les parties de ses glorieux et bien souvent au grand malheur de sa copine Julie. On suit sa grande palette d’émotions, les péripéties de ses amis et les siens durant la saison de hockey, une saison mémorable, de l’équipe de hockey professionnelle de Montréal.

    Mon histoire avec ce film :

    Je ne sais pas trop par où commencer. J’en avais beaucoup entendu parler à tort comme d’un bon film de hockey. Ce n’est pas un film de hockey, c’est une comédie dramatique sur un gars qui tripe fort sur le hockey. Il y a une énorme différence. Je dis « drame » puisque le personnage principal fuit le deuil de ses parents en maintenant en vie artificiellement le magasin de collection de son père. Il néglige sa copine en suivant la saison 2011-2012 du CH. Au moment d’écrire ces lignes, il s’agit de la dernière bonne saison de l’équipe, séries éliminatoires incluses. Durant cette année, Max doit apprendre le lâcher-prise et l’acceptation de la disparition de ses parents tout en essayant de reconquérir son ex-copine. Louis-José Houde donne une prestation très touchante et étonnante. Très loin de ce qu’il nous donne d’habitude.

    Toute personne ayant vécu un deuil se reconnaîtra dans le personnage principal de ce film. C’est probablement pour ça que je l’ai aimé tant que ça… je vous raconterai cette période une autre fois.

    Et le livre, lui?

    Le roman n’est ni bon ni mauvais. On reconnaît facilement les situations et les personnages dans ce qui est un journal intime. Les parents sont en vie. Le personnage en fait référence lors de quelques passages. Cet évènement m’a manqué pendant ma lecture et le personnage m’a paru moins attachant. Cependant, avoir lu le livre avant d’avoir vu le film, ça ne m’aurait pas été enlevé l’envie de voir le long métrage. Tout de même, je recommande chaudement le film au livre.

    Je parlais du timing de cet article pour deux raisons : le Canadien de Montréal est en train de revivre en série éliminatoire de la saison 2020-2021 et la fête des Pères s’en vient mi-juin et le film est dédié à nos pères.

  • Up in the Air

    Up in the Air

    Up in the air, intitulé In the Air en France et Haut dans les airs au Québec est un film sortie en 2009. Réalisé par Jason Reitman, ce métrage met en vedette George Clooney, Vera Farmiga et Anna Kendrick… (Ahhh! Anna Kendrick). Le film est adapté du roman du même nom écrit par Walter Kirn et paru en 2001.

    Résumé du film d’après Wikipédia : « Spécialiste du licenciement appelé par les patrons d’entreprise pour faire le sale boulot, Ryan Bingham n’a aucune vie privée et passe la plupart de son temps en avion. Il adore cette vie faite d’aéroports et de chambres d’hôtel, ses besoins tenant en une seule valise, et espère réaliser son objectif : atteindre les 10 millions de miles du programme AAdvantage d’American Airlines. Tandis qu’il fréquente une séduisante jeune femme, Alex, rencontrée au cours d’un de ses voyages, il apprend, de retour à Omaha au siège de sa société, par son patron, que ses méthodes de travail vont évoluer. Natalie Keener, jeune collaboratrice très ambitieuse, a trouvé une solution rentable pour annoncer les licenciements d’employés par vidéo-conférence. Cette solution risque de limiter les voyages que Ryan affectionne tant. Ce dernier affirme que la jeune femme ne connaît rien au processus de licenciement, son patron décide d’adjoindre Natalie à ce dernier, afin d’apprendre les choses du métier. »

    SI vous ne l’avez pas compris ma parenthèse, si ce n’était pas de l’actrice Anna Kendrick j’aurais carrément passé à côté de ce film qui se trouve dans mon top 10 de mes films préférés. Je travaillais pour une chaîne de supermarché en tant que membre de l’équipe ayant des tâches spécialisées. Nous nous promenions de magasin en magasin pour soit les refaire à 100% ou seulement une petite section. Ce travail m’amenait à dormir plus souvent dans des hôtels et à visiter les quatre coins de la province du Québec, les abords de l’Ontario et des maritimes. Lors d’un arrêt dans l’une de ces épiceries, je suis tombé sur ce film en vente. Anna Kendrick se tenait sur le DVD, je l’ai donc acheté en me disant que lorsque j’aurais le temps, je le visionnerais.

    C’est lors d’une semaine de repos forcé dû à un empoisonnement alimentaire que j’ai regardé ce film. Ce qui m’a frappé d’abord et avant tout c’est le parallèle avec ma vie actuelle et celle du personnage principal. Au lieu de l’avion, j’utilisais ma voiture et à la place des Airlines, j’accumulais des points fidélités de la chaine d’hôtel et de la compagnie pétrolière avec laquelle je permis à ma voiture de me transporter. Au-delà de ce presque copier-coller, le scénario de ce film, la réalisation et l’interprétation des acteurs m’ont séduit. La vision de la vie du personnage de Ryan Bingham (Clooney) et de celui de Natalie Keener (Kendrick) totalement en opposition font réfléchir sur notre propre vision. Le personnage de Alex (Farmiga) se trouva totalement entre les deux balances bien le tout. Un vrai clash générationnel. Les quarantenaires versus la vingtaine. Je conseille ce film à tout le monde.

    ET LE LIVRE ALORS?

    Ma surprise que m’a procuré le film n’a eu d’égale que la déception que m’a apporté le livre.

    Le résumé d’après le site Babelio : « Depuis des années, Ryan Bingham ne touche plus terre. Son boulot – il se charge d’organiser des licenciements – le conduit d’entreprise en entreprise, de chambre d’hôtel en chambre d’hôtel, d’aéroport en aéroport. Il ne supporte plus son métier, n’a plus de maison, plus d’épouse, plus d’attache familiale, et ne se sent chez lui que dans le cocon d’une cabine pressurisée, face au sourire d’une hôtesse de l’air ou à un plateau-repas mal réchauffé. Son but dans la vie : accumuler un million de miles sur sa carte de fidélité d’une compagnie aérienne. Il y est presque, mais des turbulences pointent à l’horizon. »

    ‘’Ça me semble pareil, Kev, quel est le problème? ‘’ Disons que le livre ne suit pas de ligne directrice. Pourtant ça commençait extrêmement bien. Le narrateur (Ryan) nous parle comme si nous étions son voisin de siège dans l’avion. J’ai reconnu bon nombre de dialogue du livre dans le film; c’est la preuve que le scénariste à bien lut le bouquin. Malgré tout, ça m’a ennuyé. Oui, mes collègues et moi parlions de tout et de rien autour d’une bière et d’un bon repas, mais rien d’assez captivant pour mettre ces échanges dans un livre. De plus, contrairement au scénario, le narrateur n’aime pas son travail ni sa vie.

    Est-ce une bonne adaptation? Pas forcément si l’on compare les différences. Cela dit, Reitman a su en faire un bon film attachant qui fera sourire et même verser une larme. Les personnages sont beaux, bien différents des uns des autres et bien écris. Chacun d’entre nous s’y retrouvera et il n’est pas obligé d’avoir le même travail

  • Misery

    Misery

    Le film est réalisé par Rob Reiner et est sorti en 1990.
    Le livre est écrit par Stephen King et a été publié en 1987.

    Résumé : Paul Sheldon en a terminé avec Misery. Cette héroïne d’une série de romans l’ayant rendu célèbre, il l’a quasi en horreur. Après l’avoir fait mourir, il achève LE roman de ses rêves. Alors qu’il est sur le chemin du retour, sa voiture dérape et il se blesse gravement dans l’accident. Il est secouru par l’une de ses admiratrices, qui découvre que l’auteur a tué son personnage favori dans son nouveau livre et décide de le pousser à la ressusciter en employant des moyens extrêmes.

    Le film est une adaptation très fidèle au livre. Le réalisateur, tout comme l’auteur, réussi à merveille à nous faire sentir claustrophobe sans nécessairement utiliser des plans serrés. Il faut dire que les talentueux acteurs : James Caan et, surtout, Kathy Bates (dont les prix gagnés pour ce rôle ont été mérités) rendent les personnages plus grands que nature.

    Le bouquin, contrairement au métrage, est un huis clos d’une couverture à l’autre. À l’exception du flashback décrivant l’accident déclencheur et la conclusion. Le film nous montre le personnage du shérif qui est un mélange des trois personnages représentant l’autorité dans le livre et la truie que Annie Wilkes prénomme Misery en l’honneur de son héroïne préférée.

    L’atmosphère du livre y est plus oppressante. Imaginez une Annie Wilkes à la Kathy Bates (comme si on pouvait faire autrement😉) plus violente autant physiquement que psychologiquement envers son otage, Paul Sheldon. Ça donne plus que des chevilles brisées. Y aura-t-il un syndrome de Stockholm? Jusqu’où cette folle d’infirmière va-t-elle aller? Je n’en dis pas plus pour laisser à ceux voulant découvrir l’ouvrage littéraire.

    Bref, le film est une maudite bonne adaptation avec une bonne réalisation et des interprétations magiques. L’Oscar de la meilleure actrice donné à Bates n’a pas été volé.

    Gros point positif au roman : le développement psychologique de Paul Sheldon est tantôt à pleurer et tantôt à frissonner.

  • DRIVE

    DRIVE

    Bon lundi, chers lecteurs

    En ce début de semaine, je vous offre une nouvelle chronique qui mélange mes deux passions : le cinéma et la littérature. Alors que plusieurs lisent les livres avant de voir les films dont ils sont tirés, pour ma part, je suis conscient de l’existence de la plupart de ces bouquins après avoir vu ces métrages. Pour les livres que je savais déjà inspirants des scénarios, je préfère toujours attendre de voir le film avant de lire l’œuvre livresque. Le film me laisse un goût moins décevant ou, dans quelques cas, m’évite de passer à côté de bons films qui sont basés sur un livre qui m’a déçu. Ceci dit, un bon film tiré d’un roman ne me donne pas inévitablement envie de lire le livre. J’en reparlerai en temps et lieu. Pourquoi pas ne pas vous en faire découvrir et en discuter ensemble via les commentaires de votre opinion versus la mienne. Car chaque opinion se vaut, nous n’avons pas la même vision de la vie et chaque point de vue.

    Bref, en parlant de livre qui ne m’aurait pas donné envie de voir un excellent film, je vous parle de « Drive ». Écrit par l’écrivain américain James Sallis et publié en 2005, il a inspiré le film sorti en 2011 et réalisé par Nicolas Winding Refn.

    L’ambiance, le personnage énigmatique et charismatique, le passé des personnages pas assez creusé dans le métrage m’ont fait impatiemment attendre que le livre me soit livré. Bien qu’enthousiaste, je ne peux constater la platitude que le lire m’a procurée. À un point tel que je ne l’ai même pas terminé.

    Le récit et les personnages sont les mêmes. L’histoire est entrecoupée, sans prévenir, de flashbacks qui nous permettent de mieux comprendre le personnage du Chauffeur (il n’a pas de prénom), mais ils sont donnés dans un ordre aléatoire et qui demandent trop de lignes avant qu’on le réalise. Du moins, c’est l’impression que j’ai eue. J’ai dû l’annuler mon achat pour la suite en livre, intitulé « Driven ». Je recommande toujours le film, un film noir plein de suspense très bien interprété par tous les acteurs avec des scènes de poursuite impressionnantes.

    Bonne lecture et bon visionnement.