Étiquette : Hommage

  • Pourquoi il est mon humoriste préféré

    Pourquoi il est mon humoriste préféré

    Qui n’aime pas rire? Heureusement que, comme pour la littérature, il y a de l’humour pour tous les goûts. Et comme dans la littérature, parfois, les goûts et envies changent. Plusieurs des humoristes que j’admirais il y a une époque ne sont plus dans mon top 10 aujourd’hui. Mon vécu, mes tolérances et surtout mon ouverture d’esprit ont fait en sorte de changer mes champs d’intérêt. Pareil pour les films et les séries télé, mis à part quelques exceptions, ces tops 10 a aussi changé, mais il est plus varié. Je ne dis pas que ceux qui ne changent pas sont dans l’erreur. Grands biens leur fasse s’ils se sentent toujours aussi près de leur réconfort d’autrefois. D’ailleurs, le mot ‘’réconfort’’ est bien choisi pour ce que j’ai à partager. 

     

    Parmi la variété d’humoristes qu’il y a dans la belle province, il y en a un qui restera toujours au top de mes préférés (bien que je ne sois pas à l’abri d’un changement d’idée) et comme vous avez lu le titre, vous savez qu’il s’agit de monsieur Louis-José Houde.

     

    Deuxième enfant et seul garçon de la famille, Louis-José est natif de la ville de Saint-Apollinaire, il sort de l’école nationale de l’humour en 1998. Il fait son petit bout de chemin en apparaissant comme chroniqueur à la télé et à la radio CKOI. Depuis son premier spectacle en 2002, son nom reste dans les mémoires, car il apparaît dans des séries télévisées et dans de nombreux films sur lesquels il apparait sur les affiches. Je sais que je ne vous apprends pas grand-chose, mais je tenais quand même à résumer son parcours.

     

    Lorsqu’il apparaissait à la télévision, je le regardais. Même chose pour ses moments à la radio. Notez bien que le seul personnage qu’il a interprété, sans jamais le sortir sur scène, me fait encore toujours rire. Ma sœur et moi écoutions Dollaraclip presque religieusement. À cette époque, cet humoriste ne se trouvait pas encore sur le piédestal sur lequel il se trouve en ce moment. La première fois que j’ai vu l’un de ses spectacles fut en début 2009. Ma copine de l’époque nous avait offert une paire de billets pour son deuxième one-man-show ‘’Suivre la parade’’.

    Il faut savoir qu’en 2009 j’avais 25 ans et je vivais une période de questionnement, de mise en doute et je n’arrivais pas à trouver une raison de remonter à la surface. Que ce spectacle m’a fait du bien. La fin du show ‘Suivre la parade’’ m’a énormément touché. De savoir qu’un homme populaire, idolâtré et pour qui toutes les portes s’ouvrent pouvait vivre et parler d’une période pénible de sa vie. Ça a remis ma dernière année en perspective. Déjà la première phrase du spectacle ‘’La vie change trop vite. Mon grand-père a eu mon père à 20 ans. Mon père m’a eu à 25 ans. Moi, je viens d’avoir 30 ans et hier soir… j’ai loué Spiderman’’ m’a permis de me reconnaitre dans ce propos.

    Je ne me trouvais pas à la hauteur de la vie. Je ne connaissais que des projets, mais aucun accomplissement. Entendre de la bouche de Louis-José que la vie change et qu’à 30 ans on agit encore comme des gamins (du moins, c’est un peu ce que j’ai compris) m’a un peu remonté le moral; j’ai compris que je pouvais me donner au moins cinq ans pour ‘’agir en adulte’’ et accomplir quelque chose de concret pour moi. Je retournais à mon appartement le cœur beaucoup plus léger en sachant que je ne suis pas le seul à ne pas suivre la parade.

     

    La semaine suivante, je me suis procuré en DVD son premier spectacle. Je me suis reconnu dans plusieurs de ses anecdotes, notamment les premières fois à l’école secondaire. Je le suivais le plus possible à l’animation des Galas Adisc. Animation qu’il faisait de main de maître d’ailleurs; toutes les critiques peuvent vous le dire.

     

    Le spectacle ‘’Les heures verticales’’ arrive sur scène. Encore une fois, je souris en me disant que j’aurai pu moi-même écrire les textes. Dans le sens que j’ai l’impression que Louis-José et moi avons vécu les mêmes événements, dans les mêmes émotions. 

    ‘’Les heures verticales », c’est le temps où l’être humain est debout, à partir du jour où il a appris à marcher, mais aussi dans les moments où il doit se tenir droit devant ou dans l’adversité́’’. Je sais que ça rejoint tout le monde, mais comme j’ai écouté son spectacle en balado, j’ai eu l’impression qu’il se confiait qu’à moi. Je lui répondais dans le vide des ‘’Oh, tellement! ’’, ‘’Damn Right, bro’’ et des ‘’Oui, moi aussi je sais c’est quoi. »

    Son numéro de la fin ‘’Tu l’aimes encore’’ est juste fabuleux. En gros, si les défauts de sa partenaire te charment beaucoup plus que ses qualités… Tu l’aimes encore. Et oui, ma copine, je l’aime encore.

     

    ‘’Préfère novembre’’ sort la veille de ma fête, en novembre. Avec une accroche comme : ‘’Avec son quatrième spectacle en carrière, Louis-José prend position: oui, il l’avoue, il se qualifie de lent, à contresens de son époque où l’instantanéité est valorisée, justifiant ainsi son affection pour ce mois sous-estimé et mal-aimé’’ je ne pouvais simplement pas passer à côté. Seul dans mon salon, confortablement assis dans mon siège de lecture, je souris et je verse des larmes, les yeux fermés, pour ce spectacle qui, encore une fois, me fait penser à mes pensées et angoisses personnelles. Je me trouve lent aussi et vraiment à contresens de mon époque. Faisant écho aux événements et épreuves de ma vie, dans le même ordre que l’ordre de ses one-man-show. À croire que nous sommes jumeaux cosmiques ou je ne sais quoi d’autre. (OK… c’est un peu quétaine ça)

    Fidèle à lui-même, Louis-José fesse fort avec son numéro de fin. ‘’La mère monoparentale’’. L’humoriste avait 40 ans à l’époque de l’écriture de son spectacle. Ce qu’il décrit dans ce numéro, je l’ai vécu de mes 30 ans jusqu’à mes 38 ans environs. Non, la mère monoparentale n’a pas de temps à perdre et souvent, il faut s’accrocher pour bien suivre le rythme. Un autre tour dans des années passées dans lesquelles je me trouvais, malgré mon entourage, bien seul. Du moins, je le croyais. Ça m’a fait du bien.

     

    ‘’Milles mauvais choix ». Le cinquième spectacle de Louis-José Houde est un récit personnel, un petit traité sur les déceptions, les égarements et les choix au cœur de la vie atypique d’un privilégié. Le show ouvre sur sa récente peine d’amour; un sujet qu’il arrive à étirer sans se répéter. Louis-José a le don de toujours virer en comédie les moments dramatiques comme celui-là. Une écriture fine. Je ne sais pas si, des mauvais choix, j’en ai fait mille, mais j’en ai fait et j’ai assumé les conséquences et j’ai souffert amplement aussi. Comme on dit, on apprend de nos erreurs et grands dieux que j’ai appris. Durant son histoire, j’envoyais mentalement à l’humoriste des tapes dans le dos et des thumps up. Heureusement, j’ai su lors de sa dernière animation du gala de l’ADISC qu’il a pu remonter la pente et retrouver l’amour. Sa sensibilité s’est montrée lors de ce même gala quand, au début, il dédie ce gala à Karl Tremblay resté à la maison parce qu’il était trop malade.

    Quel geste gentleman.

    Je sais aussi que Louis-José est maintenant papa. Son prochain spectacle en parlera sans doute. N’étant pas père, saurais-je me reconnaitre comme je me suis reconnu avant? Peut-être que mes longues années de mentorat envers mon petit frère de neuf ans mon benjamin sauront le faire? Seul l’avenir me le dira.

    En attendant, je continue d’écouter ses spectacles comme si je marchais à ses côtés, comprenant ses sentiments parce que je les ai déjà vécus. Comme nous marchons dans les pas de l’autre, comme deux personnes, coude à coude.

  • La porteuse de lune – Une Nouvelle Poétique

    La porteuse de lune – Une Nouvelle Poétique

    D’une idée est venue un concept. Du concept est venu une photo publiée. De cette photo publiée, est venue une conversation. De cette conversation est venue une collaboration. De cette collaboration est venue une complicité artistique. 

    Et de là est arrivé une inspiration.

    C’est ce qui est arrivé entre Jan Bay, Nicolas Facq et Kevin Bonneville.

    Une modèle qui transperce la lentille à partir du concept du photographe à pousser impulsivement l’auteur à écrire ‘’LA PORTEUSE DE LUNE’’ une ode à nos mères, à nos sœurs, à nos filles, à nos collègues féminins… 

    Un texte à lire juste ici.

    Pour rendre complète l’ode, une collaboration musicale sera le bienvenue 😉

  • Mon Baseball

    Mon Baseball

    Oui, je parle de cette chanteuse de Boldeau-Mistassini. Le titre de mon billet fait nul doute penser à sa chanson la plus populaire, si je me fis au peu de moments quand j’écoute la radio.

    Donc, ‘’une autre chanson, un autre coup de cœur’’ que vous allez me dire; en référence à mon billet sur Lindsey Stirling. Eh bien non, c’est plus que ça.

    Contrairement à la phrase plus haut, ma première expérience auditive ne se fit pas à la radio avec cette chanson. Alors que j’écrivais le troisième tome d’Audrey, YouTube fait sortir de mes haut-parleurs la chanson “Gazoline”. Malgré les paroles racontant une situation triste, mais fictive dans la vie de Sara (on le sait dès la première phrase), j’ai été agréablement accroché par le tempo, le style, l’écriture et la voix de cette chanteuse de même pas un an ma cadette. Oui, son âge est important. Nous allons en parler plus tard.

    Intrigué, je laisse mon écriture pour en apprendre plus sur cette artiste. Je ressens une bonne vibe. Oui, même à travers un écran, on ressent ça. Depuis un lien sur son site Internet, je retourne sur YouTube et je me mets à écouter ses albums parus depuis.

    Du folk comme j’aime bien. J’avoue, je n’aime pas tous les artistes québécois folks quand même, mais quelques-uns. Surtout les artistes solos. Bref, Sara nous raconte différentes séparations (par exemple : À qui tu dis bonne nuit, Tu dors encore), parce que les contraires s’attirent, mais ne collent pas ensemble (par exemple : 3 heures, Sans rancune buddé). Elle se confie aussi sur ses passe-temps et son coin de pays (semi-route, semi-trail, Chez-nous c’est ski-doo). Elle rencontre tout ça comme bien des chanteurs dans beaucoup de styles. Rien de vraiment original, hormis que je sens une réelle sincérité dans la voix de Sara. Pas que les autres n’en ont pas, mais… Merde, Elie a raison. Je fais trop attention… Anyway ah ah 😛

    Je ne suis pas nostalgique… en tout cas, j’essaie de ne pas l’être, car je n’aime pas avoir “une attaque nostalgique”. MAIS pendant l’écoute de la chanson “Baseball”, plus rien n’allait. Je laissais le sentiment que je n’aimais pas m’envahir complètement. Ayant le même âge que Sara, toutes les paroles de cette chanson me faisaient revenir aussi loin dans le temps qu’elle. Non, je n’ai pas vécu mon adolescence dans la région du lac St-Jean, j’habitais à moins de sept heures de route de là. Mais la ville ne change rien aux moments vécus.

    Mieux vaut suivre Sara couplet par couplet.

    (J’allais jouer au baseball

    Ma mitt était pas du bon bord

    C’t’à cause que j’jouais droitière

    Pis on n’était pas assez riche pour qu’j’aie une gauchère

    Au bat j’frappais pas bin fort

    Mon coach m’envoyait dans l’champ

    J’étais tout le temps dans lune

    J’connaissais pas trop les règlements)

    Je ne jouais pas au baseball avec mes amis

    C’était plutôt le hockey qui nous allumait

    Mais dans le cours d’éducation

    J’avais du mal avec ce sport d’équipe

    Je savais frapper la balle

    Mais pas l’attraper et encore moins la lancer

    (On jouait au ballon-chasseur

    Y’avait l’beau David Gagnon

    J’te dis que j’y ai fait peur

    Quand j’y ai pitché le ballon dans l’front

    Pis à tou’es Saint-Valentin

    On s’envoyait des p’tits cartons

    Tu veux-tu sortir avec moi

    Tu peux cocher oui ou non)

    Je jouais aussi au ballon-chasseur à la récré

    Il y avait des belles filles,

    Mais je ne leur lançais pas de ballon dans l’front

    À chaque St-Valentin

    J’envoyais des bouts de papier

    Demandant de sortir avec moi

    En cochant oui ou non

    (Fait qu’on s’est frenchés din toilettes

    Du centre d’achat d’Mistassini

    J’te dis que j’ai rougi

    Quand t’as mis ta main su’ mes fesses

    Est arrivé l’secondaire

    J’pognais pas a’ec les gars

    J’suis rentrée din cadets d’l’air

    Y m’ont nommée le cadet du mois)

    Mes premiers frenchs se sont faites

    Dans le garage en arrière de la maison

    J’te dis que j’ai rougi la première fois

    Quand j’ai mis ma main sur des fesses

    Le secondaire s’est fait après un déménagement

    J’pognais pas avec les filles

    Fac je renforçais ma relation d’amitié

    Avec ma gang de gars

    (J’étais dans l’équipe d’impro

    On jouait Mistass contre Dolbeau

    À l’école j’me forçais pas trop

    J’ai coulé mes maths pis ma techno

    J’v’nais juste d’avoir 14 ans

    Pis j’écoutais du punk tout le temps

    Pour passer ‘es heures j’jouais d’la guit’

    On était jeunes pis on s’pensait grands)

    J’allais voir jouer les équipes d’impro

    C’était les Jaunes contre les Rouges

    Moi non plus je me forçais pas trop

    Fac j’ai coulé mes maths et l’anglo

    J’v’nais juste d’avoir 15 ans

    Un ami m’a fait découvrir le punk

    Pour partir un band, j’apprenais à jouer de la base

    Mets-en qu’on était jeune et tellement qu’on se pensait grands

    (Un soir à plage de Dolbeau

    Le beau Gagnon y’a pris l’bord

    J’pense que j’le trouvais moins beau

    Quand j’ai rencontré Luc Simard

    Pis on a fumé du pot

    On a dormi dehors

    On a voyagé su’l pouce

    On n’a fait des rides de char)

    Pendant les petits rassemblements

    Mon kick du moment changeait souvent

    D’un sourire à l’autre, ou d’un regard bleu ou vert

    Ça me prenait pas grand-chose pour partir en peur

    On consommait du coke

    On passait nos nuits dehors

    Quelques trajets sur l’pouce

    Et en masse de rides de chars

    (J’ai paqueté tout mon ménage

    Je l’ai sacré dans mon char

    J’suis déménagée à Montréal

    Pour aller jouer dans Watatatow

    Aujourd’hui j’fais d’la musique

    Pis j’trouve que l’temps passe trop vite

    La fin d’semaine j’joue din bars

    Ça c’est pas d’moi c’t’une phrase à Placard)

    J’ai fini par paqueter mes affaires

    Pour le sacré dans un cube

    J’suis déménagé à Montréal

    Pour essayer de faire des émissions comme Watatatow

    Aujourd’hui j’écris des histoires

    Et j’trouve aussi que le temps passe trop vite

    La fin d’semaine fait des rencontres din salon

    Certaine se transforme en amitié et d’autre en connaissance

    (Même si j’joue pu au baseball

    J’traîne ma mitt dans mon char

    J’attendrai pas à d’main pour vivre tu suite

    Pis asteure ma mitt est du bon bord)

    Même si on joue pu au hockey

    J’écris les games sur lesquelles qu’on rêvait

    Je n’attends plus du tout à demain pour vivre tu suite

    Parce qu’asteure ma mitt est du bon bord

    Cette dernière phrase, je la comprends comme quelqu’un qui a finalement trouvé sa place, son “X”, sa façon de s’exprimer.

    Bref, J’aime Sara Dufour

    La chaîne de la chanteuse Sara Dufour :

    https://www.youtube.com/channel/UC8DrJqt5KMER0MudtIPneWw

  • Mes jumeaux

    Mes jumeaux

    Pendant 25 ans, j’en ai voulu. Après avoir atteint le quart de siècle, l’expérience de la vie aidant, j’ai changé d’idée. Les raisons m’appartiennent, merci de ne pas demander. Mais une personne (qui n’avait aucune idée que j’avais écrit ça) m’a fait rappeler ce vieux texte datant de 2008, peu avant que j’atteigne 25 ans.

    Plus jeune, j’avais fait un rêve, celui d’avoir des jumeaux. Un gars, une fille. On avait bien tous le droit de rêver. Malgré le fait que je savais pertinemment qu’il ne suffisait pas que d’y penser, j’ai toujours eu ce rêve.

    Bref, maintenant que cette éventualité est maintenant impossible (la grande opération a été faite), je vous partage cette lettre que je considère, à partir de maintenant, comme une lettre d’adieux ou, pour être moins dramatique, une lettre aux jumeaux que j’ai dans un univers parallèle.

    ceci est un dessin fait par moi en 2002

    À vous deux, Kyle et Kiera, qui êtes là dans un autre monde, sachez que je pense à vous, tout le temps.

    Vos petites têtes brunes vont me faire rappeler la mienne. Vos regards rêveurs vont m’assurer que vous êtes bien les miens. Votre innocence de jeunesse va m’attendrir, mais me rendre triste aussi. Pour vos premiers pas et vos premiers mots, je serais là.

    Vous allez faire du sport parce que vous aimez ça. Pour Kyle, le numéro 9 au centre pour faire comme ton père. Pour Kiera, dans les buts avec le numéro 30. Kyle à 20 ans tu vas arrêter, mais Kiera, tu vas continuer. Je vous vois dans vos habits de neige en train de me supplier de me dépêcher : « Maman aussi attend après toi, le chien est “packté” et on veut aller fêter Noël avec les grands-parents ». Vous ferez les 400 coups à vos oncles Keith et Oli, non sans ma complicité.

    Vos peines je les ressentirai toujours en dix fois pires. Vous aurez vos crises, vous trouverez de l’injustice partout. Vous direz des choses qui dépassent vos pensées. Mais sachez que toujours je vous aimerai.

    Vous commencerez à travailler, à devenir indépendant. Ma fierté ne sera que grandissante, mais le temps passe vite. Trop vite. Vous découcherez, vous passerez des nuits blanches. Vous fêterez sans lendemain, mais, je vous prie, pensez toujours que c’est mieux avec de façon modéré.

    Vous penserez à votre avenir, vous penserez à une famille, faire votre nid, vivre l’autre étape de la vie. D’autre  »K. Bonneville »? Pourquoi pas?

    À vous deux, vous ferez mon univers. Soyez précis, soyez clair, fidèle à vous-même et toujours authentique. Soyez fort, soyez fier, soyez unis, soyez complices. Compter l’un sur l’autre, ne soyez pas pessimiste.

    Grandissez bien, mais pas trop vite. Car lorsque vous allez me quittez pour vivre votre vie les moments seront longs et vides, entre deux coups de téléphone disant :

    « Papa, on s’en vient te voir parce qu’on s’ennuie de toi »

  • Les lecteurs – Les gens de l’ombre

    Les lecteurs – Les gens de l’ombre

    Je ne peux pas dire que d’affirmer que les auteurs écrivent pour eux-mêmes d’abord et avant tout est un mensonge. C’est une façon de dire que les auteurs écrivent le genre d’histoire qu’ils veulent lire.

    Par contre, si c’est vraiment que pour eux que les livres sont publiés, ils ne sont trouveront pas sur les tablettes des librairies ou en vente sur des sites en lignes. (Je dis ça en tout respect) La grande majorité des auteurs veulent partager les univers qu’ils écrivent. Ils veulent partager avec vous leurs personnages avec tout le charisme et leur personnalité qui les accompagnent.

    Pour conclure cette série des gens de l’ombre, je rends hommage aux gens qui sont ceux qui bouclent la boucle. Ceux pour qui, en premier lieu, les écrivains se livrent un peu, beaucoup, de leur être. C’est-à-dire : vous, les lecteurs.

    Oui, si un univers livresque perdure ou si un auteur publie de plus en plus de livres c’est bien grâce à vous. En sachant qu’il se trouve une ou plusieurs personnes qui accompagnent nos personnages et qui s’immergent dans un univers parallèle au leur, fais un bien fou. Je dirais même plus, on se sent encore moins seul et pas juger du tout lorsque nous tapons les lignes.

    Il n’y a pas deux lecteurs pareils. Il y en a autant qu’il peut avoir de genre de littérature. Moi-même, dans mon entourage je peux compter autant de liseurs qu’il y a de style de livre; et c’est ça qui est beau. Le monde de la littérature est tellement vaste et ouvert à tout le monde que nous nous trouvons tous. Vos appréciations, vos commentaires constructifs, vos recommandations à d’autres lecteurs, vous rencontrer pendant un salon du livre ou juste un message disant que vous vous êtes procuré une copie de notre œuvre, nous fait passer une bonne journée.

    Au nom de tous les écrivains du monde, peu importe le genre, je vous dis merci. Je l’ai fait lors de ma dernière vidéo et je continuerai à tout jamais, je crois. Tant et aussi longtemps que j’écrirais, je le dirais. J’aimerais écrire plus, mais les mots me manquent et je trouvais important de le mentionner. D’ailleurs, le concept de « Les gens de l’ombre » était pour remercier les lecteurs.

    Donc, pour résumer, un auteur vous fait certes voyager, mais vous en êtes la cause première. C’est pour vous qu’on écrit… après nous-mêmes, mais c’est les lecteurs qui comptent d’abord.

    Peu importe ce que vous lisez, lisez bien et parlez-en.

  • Ma première fois… dans un salon du livre

    Ma première fois… dans un salon du livre

    Kling, blang! (Ça c’est le son d’une glace qui se brise) Pour avoir lu beaucoup sur être écrivain, faire acte de présence lors des salons de livre est un évènement indispensable. Ça permet, bien entendu, de vendre des copies de nos romans, mais surtout, ça permet de rencontrer des lecteurs et d’autres auteurs et autrices. Comment cette journée s’est passée pour moi? J’y arrive.

    J’ai rejoint, il y a peu, un groupe pour amateur de roman noir, horreur et policier. Les livres d’Audrey (et mon prochain roman) font partie du genre policier. À peine une semaine après mon admission à ce groupe, les administrateurs annoncent un salon du livre extérieur se déroulant sur le terrain d’une cabane à sucre à Sainte-Anne-des-Plaines. Et bien pourquoi pas? Sans dénigrer la journée, j’ai pris cette occasion comme le moment parfait pour briser la glace et bien me préparer pour des salons du livre plus imposant.

    Bien que j’appréhendais avec du positif ce samedi, j’ai été nerveux la veille. Les nouvelles expériences donnent ça, par moment. Je me suis réveillé à temps, j’ai bien déjeuné et je n’ai rien oublié. En arrivant sur place, ma nervosité avait disparu. La bienveillance et la facilité d’approche des organisateurs me faisaient l’impression de faire déjà partie du groupe depuis longtemps et que ce salon du livre n’était pas mon premier. Me laissant le choix de mon emplacement, je partais donc à la recherche d’un demi-kiosque à partager avec un autre auteur. Le hasard (ou pas) faisant que je tombe sur Mikael Archambault. Un nom que je connaissais, pas pour avoir déjà lu l’une de ses œuvres, mais parce que nous avons un ami en commun qui m’a parlé de ses livres. Sa demi-table était libre, je m’y installai donc.

    Le salon durait 5 heures. De 10 h à 15 h. Je ne me souviens pas d’avoir passé une journée ayant passé aussi vite! Chaque arrêt que les lecteurs et lectrices faisaient devant Audrey, qu’ils partent avec une copie ou non, fut une joie. Plus les minutes passaient, plus une complicité se formait avec Mikael. Entre deux ventes de livres, nous échangions sur l’autoédition (moi) et l’édition traditionnelle (lui). Ma copine qui m’accompagnait ne s’est pas sentie du tout mise de côté, elle participait à nos discussions entre deux promenades aux tables des autres auteurs. Tout comme moi, elle est repartie avec deux livres. Je me souviens d’une lectrice m’ayant demandé si j’avais le tome 2 d’Audrey de prêt. Elle a pris la peine d’aller sur mon site Internet pour s’y informer à propos de mes livres. Vraiment, ce genre de journée est magique pour tout le monde. Les témoignages des auteurs et autrices sur le groupe le prouvent.

    Si je peux me permettre des conseils aux auteurs voulant tenter l’expérience des salons, voici ce que je retiens :

    • Important, apporter de l’eau.
    • Garder un objectif de vente modeste équivalent à l’importance du public du salon auquel vous participez. Il y a autant de différents lecteurs que de style de lecture. Ne l’oubliez pas!
    • Apportez quelque chose à grignoter ou votre propre repas. Il se peut que vous manquiez de temps pour quitter votre table. J’ai été chanceux, ma copine pouvait prendre la relève si je devais m’absenter.
    • Présentez des images ou objets reliés aux univers de vos livres pour attirer l’attention et mieux présenter vos histoires.
    • Une feuille avec votre nom dessus peut permettre à ceux qui vous cherchent de vous trouver facilement.
    • Si possible, faites imprimer des signets fessant office de carte d’affaires que même ceux qui n’achètent pas votre livre peuvent apporter avec eux. C’est une façon de planter une graine chez les collectionneurs de marque-pages pour vos œuvres.
    • Amusez-vous! Ce n’est que de l’amour dans ces lieux, apporter votre bonne humeur.

    Voilà ce que je retiens de cette première expérience. Je retourne au montage de ma prochaine vidéo.