Étiquette : Poésie

  • La porteuse de lune – Une Nouvelle Poétique

    La porteuse de lune – Une Nouvelle Poétique

    D’une idée est venue un concept. Du concept est venu une photo publiée. De cette photo publiée, est venue une conversation. De cette conversation est venue une collaboration. De cette collaboration est venue une complicité artistique. 

    Et de là est arrivé une inspiration.

    C’est ce qui est arrivé entre Jan Bay, Nicolas Facq et Kevin Bonneville.

    Une modèle qui transperce la lentille à partir du concept du photographe à pousser impulsivement l’auteur à écrire ‘’LA PORTEUSE DE LUNE’’ une ode à nos mères, à nos sœurs, à nos filles, à nos collègues féminins… 

    Un texte à lire juste ici.

    Pour rendre complète l’ode, une collaboration musicale sera le bienvenue 😉

  • Mes jumeaux

    Mes jumeaux

    Pendant 25 ans, j’en ai voulu. Après avoir atteint le quart de siècle, l’expérience de la vie aidant, j’ai changé d’idée. Les raisons m’appartiennent, merci de ne pas demander. Mais une personne (qui n’avait aucune idée que j’avais écrit ça) m’a fait rappeler ce vieux texte datant de 2008, peu avant que j’atteigne 25 ans.

    Plus jeune, j’avais fait un rêve, celui d’avoir des jumeaux. Un gars, une fille. On avait bien tous le droit de rêver. Malgré le fait que je savais pertinemment qu’il ne suffisait pas que d’y penser, j’ai toujours eu ce rêve.

    Bref, maintenant que cette éventualité est maintenant impossible (la grande opération a été faite), je vous partage cette lettre que je considère, à partir de maintenant, comme une lettre d’adieux ou, pour être moins dramatique, une lettre aux jumeaux que j’ai dans un univers parallèle.

    ceci est un dessin fait par moi en 2002

    À vous deux, Kyle et Kiera, qui êtes là dans un autre monde, sachez que je pense à vous, tout le temps.

    Vos petites têtes brunes vont me faire rappeler la mienne. Vos regards rêveurs vont m’assurer que vous êtes bien les miens. Votre innocence de jeunesse va m’attendrir, mais me rendre triste aussi. Pour vos premiers pas et vos premiers mots, je serais là.

    Vous allez faire du sport parce que vous aimez ça. Pour Kyle, le numéro 9 au centre pour faire comme ton père. Pour Kiera, dans les buts avec le numéro 30. Kyle à 20 ans tu vas arrêter, mais Kiera, tu vas continuer. Je vous vois dans vos habits de neige en train de me supplier de me dépêcher : « Maman aussi attend après toi, le chien est “packté” et on veut aller fêter Noël avec les grands-parents ». Vous ferez les 400 coups à vos oncles Keith et Oli, non sans ma complicité.

    Vos peines je les ressentirai toujours en dix fois pires. Vous aurez vos crises, vous trouverez de l’injustice partout. Vous direz des choses qui dépassent vos pensées. Mais sachez que toujours je vous aimerai.

    Vous commencerez à travailler, à devenir indépendant. Ma fierté ne sera que grandissante, mais le temps passe vite. Trop vite. Vous découcherez, vous passerez des nuits blanches. Vous fêterez sans lendemain, mais, je vous prie, pensez toujours que c’est mieux avec de façon modéré.

    Vous penserez à votre avenir, vous penserez à une famille, faire votre nid, vivre l’autre étape de la vie. D’autre  »K. Bonneville »? Pourquoi pas?

    À vous deux, vous ferez mon univers. Soyez précis, soyez clair, fidèle à vous-même et toujours authentique. Soyez fort, soyez fier, soyez unis, soyez complices. Compter l’un sur l’autre, ne soyez pas pessimiste.

    Grandissez bien, mais pas trop vite. Car lorsque vous allez me quittez pour vivre votre vie les moments seront longs et vides, entre deux coups de téléphone disant :

    « Papa, on s’en vient te voir parce qu’on s’ennuie de toi »

  • La petite qui était à part

    La petite qui était à part

    Je voulais en faire un simple statut Facebook, mais ça aura été peut-être trop long. J’ai été touché aujourd’hui. Seuls mes proches savent que je suis un travailleur essentiel au Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine, aussi appelé l’hôpital pour enfant. Maintenant, vous êtes aussi dans la confidence. Ce n’est pas toujours facile de voir de jolies têtes blondes souffrir le martyre, quelle que soit la raison. Néanmoins, il reste que ces petits êtres sont les humains les plus courageux que j’ai pu voir dans ma vie par leur positivisme et leur bonne humeur contagieux. Pas tout le temps, bien entendu, ils ont tous des moments plus durs, mais tout de même. Ils restent exceptionnels dans la façon de s’adapter, à voir du positif.

    Bref, j’exécutais mon travail lorsque dans une des salles d’attente, je vois une petite gamine, seule (sa mère devait être à la toilette) patiemment assise enfuie dans son manteau d’hiver rouge, sa tuque blanche assortie à ses bottes de neige en train de lire un livre. Ce n’est pas parce que je viens de sortir mon premier roman que cette image m’a touché. Non, pas du tout. Premièrement, c’est de voir un enfant se divertir avec un livre, préférant ça à un smartphone, qui m’a surpris et deuxièmement, l’élément le plus important, c’est que je pouvais voir par-dessus le livre, ses yeux imprimant les mots dans son esprit. La façon qu’elle avait de tourner les grosses pages, une façon maladroite due à la presse de connaitre la suite de la petite histoire et de continuer cette lecture en direction de la salle 1, trop prise par la narration.

    Franchement, c’est rassurant de voir qu’il y a de jeunes humains s’intéressant aux livres brochés comme passe-temps. Il fallait peut-être être là, mais c’était beau de voir ça.