Étiquette : Tranche de vie

  • Pause Dangereuse

    Pause Dangereuse

    Hé là, là…

    « Mais que fais-tu Kevin? As-tu arrêté d’écrire? » Oui et non… J’ai dit que je prenais une pause avant de commencer ma révision. Ce que je fais. Je n’ai pas encore de date de début, j’attends d’être assez en forme et gagner assez de recul pour bien réviser. En quoi ça peut être dangereux? Voilà pourquoi :

    • Le temps chaud et beau arrive.
    • Le couvre-feu arrive plus tard.
    • Je rattrape mon retard dans les films que j’ai achetés.
    • Je rattrape mon retard dans les livres que j’ai achetés.
    • Je profite du temps pour faire ce que je n’ai pas le temps de faire quand j’écris.
    • J’apprends à connaitre une nouvelle personne qui est entrée dans ma vie…

    Ce dernier point surtout, fait passer le temps très vite que sans m’en rendre compte: hop! au dodo! et on avancera les autres projets une autre fois. Mais plus tout ça avance, plus l’autre fois s’éloigne.

    Avant la révision, j’avais prévu de vous offrir une petite histoire. Celle-ci est déjà écrite. Cependant, je dois rajouter une petite introduction avant de la mettre en ligne. Et cette intro, je la mets à faire une autre fois. Tout comme les chroniques « Du film au livre ». J’en ai déjà quatre que je devais écrire.

    Je vous confesse tout ça d’abord pour vous rassurer sur ma continuité de mon écriture et pour me botter les fesses et bien que du beau monde arrive au même moment que la belle température, ça ne devrait pas m’arrêter; au mieux, me ralentir à peine.

    J’espère que vous comprenez et que vous ne m’en voulez pas.

    Bonne lecture, peu importe votre lecture et bon printemps à vous.

    Soyez prudent.

  • De nouvelles de mon monde

    De nouvelles de mon monde

    Bonjour chers lecteurs et lectrices

    Il y a un moment que vous n’avez pas eu de mes nouvelles. Et bien, dites-vous que c’est pour le mieux. Je suis en vacances, alors j’en profite un maximum. Je lis, je rattrape mes visionnements de films, je vais me promener (il fait tellement beau), je dors (un peu trop même) et j’écris aussi. Ne vous inquiétez pas! Je suis rendu au dernier chapitre. Et… bahhh, je ne vous dirai rien quand même, mais bien voilà, c’est plus dur que je ne le pensais. Anyway… Je n’abandonne pas mon blogue, ni même mes petites chroniques, c’est que pour le moment, je suis en vacances 😛 Je ne me rendais pas compte à quel point j’en avais de besoin. Ceux qui disent que l’écriture est un passe-temps… Je les invite à écrire un roman, le faire corriger, le publier et le vendre… On est loin d’entretenir un scrap-book. Ceci dit, j’ai un grand respect pour ceux qui en entretiennent un. Vous pouvez me corriger si c’est plus de travail que je pense.

    Bref, ce qui monopolise mon cerveau cette semaine, c’est la nouvelle d’un nouveau venu dans la famille Bonneville. Mon petit frère va devenir papa et j’ai été nommé comme parrain. OMG… je n’en reviens pas. En même temps, je le souhaitais tellement. C’est dans mon premier roman « L’histoire du 912 » que j’en fais mention. Anyway. Pour celui-là, je cherche un éditeur… Je n’arrête pas. Mais j’aime tellement ça… Je cherche à me donner de l’expérience au niveau de la photographie, car j’ai aussi une passion pour les images. Sinon au niveau de mon roman, il est en vente dans deux librairies et je suis dans l’attente de la publication d’une critique et d’une autre entrevue. Une entrevue filmée fera son apparition sur la toile et je travaille toujours pour faire de la visibilité à mes projets. Je compte aussi sur vous pour en parler à vos proches. Il parait que le roman Audrey est un excellent cadeau qui plait à tous les sexes et à tous les âges. De plus, il est possible qu’une version audiobook de Audrey fasse son apparition. Je vous tiens au courant. Comme vous voyez, ça va bien à ce niveau.

    D’autres « Gens de l’ombre » seront écrits. J’ai d’autres « Du film au livre » de prêt également. Je me suis tapé le film « The Shinning » et sa suite « Doctor Sleep ». Une suite excellente d’ailleurs. Surprenante et réalisé par un passionné du premier film. D’après les making of, Stephen King semble avoir fait la paix avec la version cinéma de Kubrick. Il ne l’a jamais caché, il aime le film, mais déteste son adaptation. Doctoc Sleep a permis de bien mixer les deux versions en respectant le bouquin de la suite. Je ne sais pas trop si je suis clair. Bref, je suis très content de cette découverte.

    J’ai assez parlé ce matin, mon café est déjà froid. Prenez soin de vous et à très bientôt.

  • Le coin de rue usé

    Le coin de rue usé

    Moment de nostalgie ce matin

    En allant livrer des exemplaires de mon roman (en passant, je vous remercie encore de me faire déplacer pour vous amener un univers intriguant), j’ai eu la joie de revoir une de mes amies, la meilleure, de très longues dates (plus de vingt ans) Mireille. Nous avons discuté de tout et de rien question de rattraper le temps désormais perdu. Nous avons parlé de mes expériences de couple, de son couple, de son enfant, de nos vies et, surtout, elle voulait savoir comment j’allais. Elle savait que j’avais vécu une traversée du désert assez rude il y a quelques mois. La température extérieure était douce, nous aidant à discuter, mais il y aurait eu un début de blizzard que nous serions restés à échanger.

    Bref, ce n’était pas sans me rappeler une certaine fin d’après-midi, en 2001, je crois, quand Mireille et moi avions décidé de profiter du temps doux pour marcher de l’école jusqu’à nos domiciles respectifs. Avant de nous séparer, à mi-chemin, nous finissions le sujet de la discussion. Ayant nos neurones synchronisés à la même séquence, un sujet clos, amena un autre de façon extrêmement fluide. Sans nous en rendre compte, nous regardions le soleil se coucher, tous les deux assis sur le coin de rue, le poteau du panneau « STOP » entre nous. Après nous avoir dit « a demain » pour la treizième fois, nous nous sommes relevés et continuer à parler jusque-là noirceur nous pousses à nous séparer pour de bon.

    Ces moments qui nous donnent l’impression que le temps s’arrête et qu’il accélère à une allure folle en même temps; et bien, c’est beau et c’est rare. Pour ma part du moins. Ce souvenir fut le premier qui m’est venu en tête, car c’était le plus marquant pour moi. Ma copine de l’époque s’était imaginé les pires scénarios ne me trouvant pas ni Mireille ni moi puisque nous ne détenions aucun moyen de nous rejoindre en dehors de nos salons. Les téléphones cellulaires ne faisaient pas partie des mœurs quotidiennes de tout un chacun. Autrement, les longues discussions sans répétition entre cette amie et moi sont nombreuses et tout aussi apaisantes pour l’âme, surtout lorsque nous n’avions pas le moral.

    J’en profite pour rendre hommage à cette amie qui se trouve à être l’une des plus belles personnes, autant physiquement que psychologiquement, que j’ai la joie de connaitre. Je nous souhaite d’autres coins de rue, de cadre de porte ayant notre manteau d’hiver sur le dos, de rues encadrées de nos voitures laissant échapper du monoxyde de carbone comme ce fut le cas il y a deux samedis. Cette journée-là, la Covid n’existait plus, mon mal de ventre s’était évaporé et le temps s’était arrêté.

    À vous tous, je vous souhaite de trouver votre coin de rue à user.

  • La petite qui était à part

    La petite qui était à part

    Je voulais en faire un simple statut Facebook, mais ça aura été peut-être trop long. J’ai été touché aujourd’hui. Seuls mes proches savent que je suis un travailleur essentiel au Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine, aussi appelé l’hôpital pour enfant. Maintenant, vous êtes aussi dans la confidence. Ce n’est pas toujours facile de voir de jolies têtes blondes souffrir le martyre, quelle que soit la raison. Néanmoins, il reste que ces petits êtres sont les humains les plus courageux que j’ai pu voir dans ma vie par leur positivisme et leur bonne humeur contagieux. Pas tout le temps, bien entendu, ils ont tous des moments plus durs, mais tout de même. Ils restent exceptionnels dans la façon de s’adapter, à voir du positif.

    Bref, j’exécutais mon travail lorsque dans une des salles d’attente, je vois une petite gamine, seule (sa mère devait être à la toilette) patiemment assise enfuie dans son manteau d’hiver rouge, sa tuque blanche assortie à ses bottes de neige en train de lire un livre. Ce n’est pas parce que je viens de sortir mon premier roman que cette image m’a touché. Non, pas du tout. Premièrement, c’est de voir un enfant se divertir avec un livre, préférant ça à un smartphone, qui m’a surpris et deuxièmement, l’élément le plus important, c’est que je pouvais voir par-dessus le livre, ses yeux imprimant les mots dans son esprit. La façon qu’elle avait de tourner les grosses pages, une façon maladroite due à la presse de connaitre la suite de la petite histoire et de continuer cette lecture en direction de la salle 1, trop prise par la narration.

    Franchement, c’est rassurant de voir qu’il y a de jeunes humains s’intéressant aux livres brochés comme passe-temps. Il fallait peut-être être là, mais c’était beau de voir ça.

  • La page blanche à moi

    La page blanche à moi

    Le syndrome de la page blanche

    Voici la définition de Wikipédia : « Le syndrome de la page blanche faisant référence à une peur, celle de la page blanche, est aussi désigné par le terme de leucosélophobie.

    Ce phénomène peut être dû à la volonté tellement grande de faire une œuvre parfaite, que toute idée qui vient à l’esprit de l’auteur lui paraît systématiquement mauvaise, de telle sorte qu’il devient alors impossible pour lui de commencer ou de compléter son œuvre. Ce syndrome est aussi souvent dû au fait que l’auteur a mis ses personnages dans une situation complexe de laquelle il s’avère incapable de les sortir. Elle peut se traduire, lorsqu’elle se prolonge dans la durée, par un abandon de l’auteur ou une période de dépression au cours de laquelle il perd totalement confiance en lui.

    Le blocage de l’écrivain peut aussi s’appliquer à d’autres artistes, tels les compositeurs ou les peintres, qui peuvent rencontrer ces mêmes problèmes dans leur art respectif. »

    Pour moi, la page blanche ne consiste pas de « ’ne pas savoir quoi écrire »’, mais surtout de « ’ne pas savoir comment l’écrire »’. Au moment d’écrire ces lignes, j’en suis à l’avant-dernier chapitre du Tome 2 de Audrey et, bien que je sache ce qui doit se passer, je peux passer de 30 à 60 minutes à ne pas savoir comment enchaîner les actions à écrire. Est-ce que cette phrase est bien? Est-ce trop ennuyant? Il me semble que ça manque de rythme, non? J’écris, je relis. Je continue d’écrire, je relis… je relis… je réécris pour finalement effacer trois pages après avoir trouver LA façon d’enchaîner et je peux écrire jusqu’aux petites heures du matin jusqu’à ce que je me rappelle que je dois me lever le matin pour aller travailler.

    Bref, le secret d’une bonne écriture est la discipline. Vous n’avez pas l’inspiration? Écrivez quand même, essayez, trompez-vous, inventez une petite conversation entre deux nouveaux personnages au pire, peu importe. L’écriture est comme n’importe quel exercice physique: ça ne se développe pas, si on ne le travaille pas. Et vous en savez plus sur moi et mon syndrome de la page blanche.

    Bonne semaine à tous.

  • Ce qui me manque

    Ce qui me manque

    Être sur une terrasse partageant une bouteille de vin n’est-ce pas le meilleur endroit pour partager nos blues et refaire le monde? C’est ce que je vous propose dans ces chroniques.

    Juste avant, je remercie encore tous ceux qui m’ont déjà encouragé soit en achetant un exemplaire du roman, soit en partageant mes statuts ou les deux. Ces derniers jours, bien que joyeux, ont été un peu épuisants. Faire de la route, c’est fatigant. Je ne m’en souvenais plus. Justement, en parlant de faire de la route et de livraison de livre, voici enfin le propos de mon billet:

    Je revenais chez moi via le pont Jacques-Cartier. L’horloge de ma voiture indiquait à peu près 17 h 20. Je ne me souviens plus de l’heure exacte. Toujours est-il qu’à cette heure le coucher du soleil arrive pile à faire un contour jaune-orange au Mont-Royal. Les lumières de la ville allumées et le mélange de couleur pendant l’heure bleue sont non seulement magnifiques, mais il me fit penser aussi à ce qui me manque le plus dans ce confinement et ce couvre-feu. Au-delà de ne pas voir ma famille et mes amis, bien sûr.

    Une des activités qui me manque le plus, l’une des choses qui m’aident à trouver l’inspiration, c’est de me promener en voiture, le soir lorsque les lumières du centre-ville de Montréal me guident au son d’une soundtrack de circonstance. C’est tellement riche comme image dans ma tête. Le nombre de scène et de chapitre qui sont nés comme ça. Ça me manque. Surtout depuis que j’ai vu le film « Drive » (2011). Une imagerie superbe, une bande sonore des années ’80 qui collent parfaitement à l’ambiance. Je le recommande. De plus, c’est tiré d’un livre. Un livre que j’ai commandé et dont j’attends le facteur impatiemment depuis.

    En attendant, je vous lève ma coupe de vin.